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| Michele Damasceno, Divina Liturgia, Θεία Λειτουργία, XVI sec., Museo delle Icone e delle Sacre Reliquie dell'Arcidiocesi di Creta, Candia |
segunda-feira, 24 de setembro de 2012
La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina
La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina
La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina
On a pu dire de Padre Pio que sa journée se décomposait ainsi: préparation à la messe, célébration de la messe, action de grâces de la messe. Suivre pas à pas Padre Pio dans la célébration de la messe, pour autant qu'on le puisse: voilà qui éclaire singulièrement la figure du saint capucin, et fait entrer dans la dynamique générale de son existence: louange au Dieu Trinité, union avec Jésus crucifié, sacrifice de soi pour le pardon de péchés et le soulagement de la souffrance. Voilà aussi qui nous indique la porte d'entrée et le chemin: l'Eucharistie.
« L’Eucharistie était le centre d’attraction vers lequel convergeaient tous les moments de la journée de Padre Pio. Chaque heure du jour était une préparation ininterrompue et une action de grâce continuelle à Jésus dans le Saint Sacrement ». (Père Tarcisio, « La messe de Padre Pio ») Un autre frère capucin a témoigné avoir dû, à plusieurs reprises, « arrêter » Padre Pio en pleine nuit, alors qu'il se levait déjà et s'en allait à l'église: la faim du Corps, la soif du Sang du Christ le tenaillaient au point qu'il ne pouvait attendre plus longtemps... ni l'heure, ni la fatigue, ni un état de santé bien souvent délabré, rien ne semblait être un obstacle valable. Padre Pio l'écrivit (et le dit) à de très nombreuses reprises; voici, par exemple, ce qu'il décrivait à son Père spirituel, Padre Benedetto, le 29 mars 1911: « Mon cœur se sent comme attiré par une force supérieure avant de s’unir à lui le matin dans le sacrement de l’Eucharistie. J’en ai une telle faim et une telle soif, avant de le recevoir, que peu s’en faut que je ne meure d’inanition. Et c’est justement parce que je ne peux pas ne pas m’unir à lui que je suis obligé d’aller me nourrir de sa chair, parfois même malgré ma fièvre. » Padre Pio est alors à Pietrelcina, dans sa famille, depuis une année, pour des raisons de santé, et il a été ordonné prêtre quelques mois auparavant le 10 août 1910. Il connaît à cette époque une nuit mystique, état spirituel dans lequel il ne sent souvent plus rien de Dieu. Le dernière phrase de la citation prend alors toute sa force: sa faim de l'Eucharistie est d'autant plus forte que Jésus lui semble absent; il désire le Corps du Christ; il le veut ainsi, car il en a fait l'expérience, et surtout parce que la Foi de l'Église l'affirme: Jésus est réellement présent dans le Sacrement de l'autel. Il y a donc toujours un lieu et un temps où le trouver: la messe. Quand, finalement, Padre Pio n'était pas arrêté (par sa santé, par un frère bienveillant pour Padre Pio, et fatigué pour lui-même), il commençait une longue préparation à la célébration de la messe. On pourrait ici reprendre la remarque du Curé d'Ars, répondant à quelqu'un qui s'étonnait de l'heure qu'il passait en prière devant le Saint-Sacrement avant de célébrer: « Je vais toucher le Bon Dieu et je vais lui commander, et vous ne voulez pas que je me prépare! »
Voilà qui nous interroge sur notre propre faim du Corps du Christ, sur notre soif de son Sang, sur ces autres réalités que nous désirons plus que le Seigneur. Un autre texte de Padre Pio peut être lu ici. Padre Pio rapporte ici des paroles de Jésus qui lui est apparu dans un vision mentale: « Ils me laissent seul de jour comme de nuit dans les églises. Ils ne se soucient plus du sacrement de l’autel; on ne parle plus de ce sacrement d’amour; et même ceux qui en parlent, hélas, avec quelle indifférence, avec quelle froideur ils le font! Mon Cœur est oublié. Personne n’a plus souci de mon amour. Je suis toujours dans la tristesse. Pour beaucoup, ma maison est devenue un théâtre; il en est ainsi de mes ministres eux-mêmes, que j’ai toujours regardé avec prédilection, que j’ai aimés comme la pupille de l’œil. Eux, ils devraient réconforter mon cœur plein d’amertume, ils devraient m’aider à sauver des âmes. Or, qui le croirait, je reçois de leur part beaucoup d’ingratitude. Je vois, mon fils, beaucoup de ceux-là qui… (ici, il se tut, la gorge serrée, et il pleura en silence) me trahissent avec des airs hypocrites par des communions sacrilèges, foulant aux pieds les lumières et les forces que je ne cesse de leur donner ». (Lettre au Père Agostino, 12 mars 1913) Ce texte nous interroge sur ces petits détours que nous ne faisons pas pour passer, ne serait-ce qu'un moment dans l'église devant laquelle on passe. N'est-ce pas là une préparation lointaine à la messe? N'est-ce pas là un indice de notre faim (ou non-faim) de l'Eucharistie, et un moyen de la raviver, de l'entretenir? Ce texte nous renvoie aussi à une désinvolture que l'on rencontre parfois au début de certaines célébrations, où le bruit et les distractions font que nous n’attendons pas Jésus en vérité et dans le recueillement: bruits dans l’assemblée, distractions de notre esprit.
Les rites de pénitence
Eucharistie et pardon
Padre Pio a été un fervent apôtre de la communion fréquente et, si possible, quotidienne. (La communion fréquente est une raison pour laquelle Padre Pio avait une vénération immense pour le pape Pie X qui l'avait promue, et qu'il le considérait comme le plus grand pape des temps modernes.) Rien, déclarait Padre Pio, rien, excepté la certitude d'un péché mortel, ne doit écarter un chrétien du Corps du Christ. Plus encore, en ces temps (ceux du Padre Pio… et les nôtres) d’indifférence, voire « d’apostasie silencieuse » (selon l’expression de Jean-Paul II), la communion est une nécessité vitale: « En ces temps si tristes où tant d’âmes sont apostates, je ne peux pas m'imaginer que l'on puisse vivre de la vraie vie sans la nourriture des forts. (…) Le moyen le plus sûr pour échapper à la corruption est de nous fortifier avec l'Eucharistie. Celui qui vit sans se rassasier de la chair immaculée de l'Agneau Divin, ne pourra ni éviter le péché, ni progresser dans la voie de la perfection ». (Lettre de Padre Pio à Raffaelina Cerase, 15 mai 1914) Seul, donc, le péché mortel est un obstacle à la communion fréquente; cependant nul n’est, par lui-même, digne de communier, de recevoir Dieu en son corps et en son âme. Le court dialogue qui suit, le déclare d'une manière radicale: « Père, je me sens tellement indigne de communier! Vraiment, j'en suis indigne! « « C'est vrai, nous ne sommes pas dignes d'un tel don; mais une chose est d'y prendre part indignement en état de faute grave, une autre est de ne pas en être dignes. Tous, nous en sommes indignes; mais c'est Jésus qui nous invite, c'est lui qui le désire. Soyons donc humbles et recevons-le d'un coeur rempli d'amour ». (Propos recueillis par Giorgio Festa)
Les rites de pénitence du début de la messe, comme ceux qui précèdent la communion (Agneau de Dieu… Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…), sont spécialement dédiés à cette conscience que nous avons besoin de la communion tout en en étant indignes; puis à une prière demandant la vraie humilité. Selon Padre Pio, il ne faut jamais oublier deux dimensions fondamentales de la messe: la première est que c’est le Seigneur qui nous invite, et non pas nous qui décidons ceci ou cela; la seconde est la dimension sacrificielle de l’Eucharistie : pendant la messe, en la personne du prêtre, le Christ accomplit l’œuvre de salut et de miséricorde qui nous libère de nos péchés. La communion au Corps du Christ est pardon des péchés, selon la parole de saint Jean: « Le sang de Jésus nous purifie de tout péché ». Cela, bien évidemment, toujours selon Padre Pio, doit être accompagné de la réception régulière du pardon dans la confession.
Le Gloria
Le Gloria de la Messe nous renvoie aux deux moments principaux de la manifestation de la Gloire divine dans l’Evangile: Noël et Pâques. (Rappelons qu’il est omis durant l’Avent et le Carême, périodes préparatoires à ces deux fêtes.) Rien n’est dit de cette partie de la messe, en relation directe avec Padre Pio. Prenons alors appui sur « sa » conception de la gloire, en rapport avec ses deux fêtes, comme avec la Transfiguration. Noël, d’abord. Nous savons tous l’émerveillement de Padre Pio lors de cette fête qui célèbre la naissance du Dieu-Homme. Jésus est la Lumière qui éclaire le monde désormais; il est, ainsi que Padre Pio l’écrit dans une méditation sur l’Epiphanie, la véritable étoile qui guidait les mages, qui nous guide au milieu des ténèbres. Or, quelles sont les ténèbres les plus profondes, sinon celles du péché? Justement, le Gloria est proclamé après la prière pénitentielle, où la miséricorde divine a été affirmée et donnée. Comment ne pas nous en réjouir, nous en émerveiller? Gloire à Dieu… Vrai chant des anges, comme un nouveau Noël, ainsi que le dit Jésus: « Il y a de la joie chez les anges du ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15,10). La gloire de Noël n’est cependant pas définitive et totale. L’histoire du monde se poursuit, et avec elle l’histoire de chaque homme, heureuse et dramatique. La gloire est en avant de nous. Il s’agit alors de ne pas s’arrêter à ce qui est certes donné par Dieu, mais n’est que transitoire. Ce qui est fondamental, c’est d’être avec Jésus, c’est qu’Il soit avec nous. Ainsi Padre Pio écrivait-il à ses filles spirituelles: « Dites-moi, mes chères filles, vous savez bien qu’à la naissance de notre Seigneur, les bergers ont entendu les chants angéliques et divins des esprits célestes. L’Ecriture nous le dit, mais elle ne dit pas que la Vierge sa Mère et saint Joseph, qui étaient les plus proches de l’Enfant, entendirent la voix des Anges et virent ces splendeurs miraculeuses. Au contraire, au lieu d’entendre les angelots chanter, ils entendaient l’Enfant pleurer et ils voyaient, dans la lumière émise par une pauvre lampe, les yeux de ce divin Enfant tout baignés de larmes, tremblant de froid. Alors, je vous le demande: N’auriez-vous pas choisi d’être dans l’étable obscure et pleine des cris du petit Enfant, plutôt que d’être avec les bergers, tout entiers pris par la jubilation de la douce mélodie céleste et la beauté de cette splendeur admirable? Si, très certainement. Vous vous seriez exclamé, vous aussi, comme saint Pierre: Il est bon que nous soyons ici… C’est bien là que vous vous trouvez, auprès de l’Enfant Jésus, tremblant de froid dans la grotte de Bethléem; et plus encore: vous n’êtes pas sur le Tabor avec saint Pierre, mais sur le Calvaire avec les Marie, où vous ne voyez que mort, clous, épines, impuissance, ténèbres extraordinaires, abandon et déréclition. Aussi, je vous invite à aimer la crèche de l’Enfant de Bethléem, à aimer le Calvaire du Dieu crucifié dans les ténèbres. Tenez-vous auprès de lui et soyez certaines que Jésus demeure en vos cœurs plus que vous ne pouvez le croire et l’imaginer ». (Lettre aux sœurs Ventrella, 1er octobre 1917) Le Thabor est le lieu de la Transfiguration, le Calvaire le lieu de la Crucifixion. Pour Padre Pio, il s’agit de la même montagne, celle où la Gloire et la Croix, la Lumière et les ténèbres, sont mêlées.
La liturgie de la Parole
Padre Pio était souvent ému jusqu’aux larmes en entendant ou en proclamant l’Ecriture Sainte au cours de la messe. Un jour qu’on lui en demandait la raison, il déclara: « Les dons de Dieu n’ont donc pas de valeur pour toi! Cela est-il de peu d’intérêt que Dieu dialogue avec ses créatures? » Dans la lecture et la méditation de l’Ecriture, il y a un dialogue réel entre Dieu et l’homme. Entendre la voix du Seigneur: quelle grâce, quelle émotion! Cette émotion, comme celle qui est vécue dans l’expérience de la miséricorde, n’est pas un sentiment occasionnel, un échauffement des sens, forcément ambigu. Elle est un mouvement profond de l’âme qui naît d’une familiarité avec la Parole de Dieu, en premier lieu l’Evangile. Cette familiarité se construit et se vit dans la prière. Dans ses lettres d’accompagnement spirituel, Padre Pio insiste beaucoup sur cet aspect : la méditation de la vie de Jésus prime sur toute autre méditation. Ainsi écrit-il à l’une de ses filles spirituelles, Annita Rodote: « Je désire de votre part une chose plus que toute autre: que votre méditation ordinaire se porte autant que possible sur la vie, la passion et la mort, sans oublier la résurrection et l’ascension de notre Seigneur Jésus Christ ». (8 mars 1915) Il va jusqu’à se faire le directeur de son directeur spirituel, le Père Agostino, afin que ce point soit clair dans l’esprit de ce dernier: « Ayez toujours le ferme propos, mon bon Père, de répondre généreusement à Jésus et de vous rendre digne de lui, c’est-à-dire semblable à lui et orné des adorables perfections révélées par l’Ecriture et l’Evangile. Mais pour que cette imitation soit possible, il y faut une réflexion quotidienne sur la vie de celui qui se propose comme modèle. De cette réflexion naît l’estime de ses actes, et de cette estime le désir et le réconfort de l’imitation ». (27 février 1918)
L'offertoire
L’offertoire était l’un des moments les plus marquants de la ‘‘messe de Padre Pio’’. Padre Pio restait immobile de longues minutes, parfois jusqu’à une demi-heure, l’hostie puis le calice levés devant ses yeux où, souvent, des larmes venaient. C’est comme s’il était pris par une force mystérieuse. On lui demanda un jour: « Pourquoi pleurez-vous pendant l’offertoire? » Padre Pio répondit: « C’est parce qu’à ce moment, l’âme est séparée du profane ». Plus qu’auparavant encore, le Seigneur séparait son serviteur de toute réalité secondaire, le rendait parfaitement indifférent à ce qui se passait autour de lui. Si Padre Pio vivait l'ensemble de la Messe comme le sacrifice et la passion de Jésus, et le moment de la consécration comme la crucifixion de Jésus (il s’accordait en cela avec l’enseignement de l’Eglise, réaffirmé récemment dans l’encyclique de Jean-Paul II « L’Eglise vit de l’Eucharistie »), on peut considérer que l’offertoire le renvoyait au temps précédent cette crucifixion. Un passage de sa correspondance fait un parallèle entre le dépouillement que Jésus subit avant la crucifixion et la séparation des choses profanes, que nous venons d’évoquer pour l’offertoire: « Sur le mont Calvaire, habitent les cœurs que l’Epoux céleste favorise de son amour divin… Mais fais attention à ce que je vais dire: Les habitants de cette colline doivent être dépouillés de toutes habitudes et affections terrestres, de même que leur roi fut dépouillé des vêtements qu’il avait lorsqu’il y arriva. Remarque, ma bonne petite fille, les vêtements de Jésus étaient saints, n’ayant pas été profanés quand ses bourreaux les lui enlevèrent chez Pilate. Il était cependant juste que notre divin maître s’en dépouille pour nous montrer que rien de profane ne doit être porté sur cette colline. Prends donc garde, ma bonne petite fille, d’entrer au festin de la Croix, qui est mille fois plus délicieux que les noces mondaines, sans le vêtement blanc, nettoyé de toute autre intention que de celle de plaire au Divin Agneau ». (Lettre à Ermina Gargani, 28 décembre 1917)
La prière eucharistique
Le texte qui suit, est le compte-rendu que le père Hamel, sulpicien français, professeur de séminaire, fit après avoir assisté à la messe de Padre Pio, quand il se rendit à San Giovanni Rotondo en 1950. Par la sobriété des mots et la justesse de son regard, ce texte nous aide à ‘‘entrer’’ dans la célébration de Padre Pio.
Décrire cette messe est difficile, pour la raison très simple qu’elle n’offre rien de spectaculaire et que vous êtes pris dans l’action liturgique. Cet homme a le don de faire prier. Dans ces conditions, observer est quasi impossible. Il reste qu’après coup, vous pouvez revivre la scène et en décrire la particularité. À voir les choses du dehors, le premier détail qui frappe est évidemment la durée, mais une fois encore après coup seulement. Car pendant la cérémonie, vous ne sentez pas le temps. La messe du Padre Pio dure une heure et quart… De l’offertoire, nous n’avons retenu qu’une chose, le geste soutenu de l’oblation, près de cinq minutes. Les paroles sont dites lentement, une à une, séparées; les yeux ne quittent pas la croix; le corps immobile; une oraison muette prolonge l’offrande. Relisez cette offrande, vous devineriez tout ce que le Padre peut y mettre. Toute la portion qui jusqu’à la Consécration et qui durera vingt minutes est en effet marquée par une détresse physique et morale, singulièrement émouvante. On a l’impression que le Padre essaye de retarder le plus possible le dénouement du sacrifice, comme si, à mesure qu’approche la consécration, une panique se développait en lui. Tout son comportement l’indique: ses plaies peut-être s’ouvrent, ou du moins le font souffrir, si l’on en juge par les crispations des mains, la sueur, le déplacement incessant des pieds, sur lesquels il n’ose s’appuyer, le masque parfois convulsé des traits du visage. On ne peut s’empêcher d’évoquer l’Agonie… On est en effet obligé de reconnaître que son comportement extérieur exprime des sentiments très différents selon les moments de la messe. Sur la toile de fond de la Passion, il est facile de voir que le Padre Pio suit le parcours de Notre Seigneur, du Cénacle au Calvaire… L’anxiété atteint son paroxysme avec la Consécration où le Padre semble vivre la mise en Croix. Les paroles sont hachées, dans une sorte de hoquet.
La communion
Le texte précédent évoquait déjà la manière dont Padre Pio communiait. Ce texte est, dans la suite, plutôt de l’ordre de la réflexion. On pourra relire également le second article de cette série, qui rappelait l’insistance de Padre Pio pour la communion fréquente.
Une force nouvelle d’union
L’Eucharistie est une force qui ouvre au don et à l’accueil, ainsi qu’à l’unité qui en découle. Cette unité, cette cohésion dépasse les limites du temps et de l’espace, car elle est la « force » même de la communion trinitaire : elle est l’amour. Padre Pio l’exprime bien quand il affirme: « L’Eucharistie est un don nouveau et absolument unique de l’amour immense de Jésus pour nous. Parce qu’en se donnant en nourriture et en boisson pour l’homme, il s’unit à lui de la manière la plus parfaite qui puisse exister entre le Créateur et la créature ». (Lettre à Giusseppina Morgera, 5 mai 1916) Dans son Encyclique sur l’Eucharistie, Mystici Corporis, le pape Pie XII écrivait dans le même sens: « Le divin Rédempteur s’est uni très étroitement, non pas seulement avec l’Eglise, son épouse aimée, mais aussi, en Elle, avec l’âme de chaque fidèle, avec lequel il désire ardemment s’entretenir dans des colloques intimes, spécialement après qu’il s’est approché de la table eucharistique ». (n°88)
L’expérience d’union de Padre Pio
Cette expérience mystique, Padre Pio l’a vécue d’une manière particulière, ce qu'il raconte au Père Agostino, le 18 avril 1912: « C’est à peine si j’ai pu me rendre auprès du divin Prisonnier pour célébrer la messe. Une fois celle-ci finie, je suis resté avec Jésus pour faire mon action de grâce. Oh, comme elle fut suave, la conversation que j’eus avec le paradis ce matin-là, à tel point que, même si je le voulais, il me serait impossible de tout vous dire. Il y a des choses que l’on ne peut traduire dans un langage humain sans qu’elles perdent leur profond sens céleste. Si vous me passez l’expression, mon cœur et celui de Jésus ont fusionné. Il n’y avait plus deux cœurs qui battaient, mais un seul. Le mien avait disparu comme une goutte d’eau dans la mer. Jésus était son paradis, son roi. La joie était en moi si intense, si profonde, que je n’ai pu me contenir: mon visage était inondé des larmes les plus délicieuses ». Cette communion des cœurs, que Padre Pio décrit comme une fusion, est l’une des premières manifestations de son union avec Jésus Crucifié. Assez rapidement, la dimension de la croix apparaîtra dans ce phénomène, sous la forme d’une blessure; ainsi, le 26 août de cette même année, il écrit, toujours au Père Agostino: « Ecoutez ce qui m’est arrivé vendredi dernier. J’étais à l’église en train de faire mon action de grâce après la messe, quand je me sentis tout à coup le cœur transpercé par un javelot de feu si vif et si ardent que je crus en mourir. Les mots me manquent pour vous faire comprendre l’intensité de cette flamme: il m’est réellement impossible de le décrire. Me croirez-vous? L’âme victime de ces consolations devient muette. J’avais l’impression qu’une force invisible me plongeait tout entier dans le feu… Mon Dieu, quel feu! Quelle douceur! » Le 5 août 1918, ce sera la transverbération du cœur, et le 20 septembre Padre Pio recevra les stigmates.
C’est le Christ qui vit en moi
Revenons à la communion eucharistique. Cette communion met en l’âme tous les éléments de la vie spirituelle, elle la rend capable de posséder Dieu. Et posséder Dieu, cela signifie, comme l’explique saint Paul dans la Lettre aux Philippiens (2,5 et ss), vivre avec lui et par lui, ressentir les désirs, les angoisses, l’amour de Jésus pour l’humanité, partager ses sentiments, éprouver son zèle pour l’expansion du Règne de Dieu. En résumé, c’est se trouver dans la condition du saint du Gargano quand il s’exclame: « Tout se résume en ceci: Je suis dévoré par l’amour de Dieu et l’amour du prochain ». (Lettre au Père Benedetto, 20 novembre 1920) Cette union au Christ est le résultat de l’action toute mystique qui, parallèlement à l’action liturgique, se produit dans notre âme quand nous nous approchons de l’Hostie consacrée. De même que le Pain eucharistique est assimilé par notre corps, notre âme est absorbée par la divinité de Jésus: « La communion au Corps et au Sang du Christ nous fait devenir ce que nous recevons ». (Concile Vatican II, const. Lumen Gentium, n°26) Dans le cadre de cette vérité, le phénomène des stigmates trouve son explication. En Padre Pio, comme en saint François et en d’autres saints, la communion spirituelle avec le Christ s’est manifestée, de par la volonté divine, à l’extérieur, dans le corps: alors, la conformité de l’Amant et de l’Aimé est rendue parfaite. Plus nous aurons le désir de nous unir fréquemment à Jésus-Eucharistie, plus nous serons identifiés au Christ, jusqu’à ce que nous puissions dire: « Ce n’est plus moi qui vit, mais c’est le Christ qui vit en moi ». (Ga 2,20)
Eucharistie et Pénitence
Pour que nous puissions reprendre ces paroles de saint Paul aux Galates, nous devons vivre dans la grâce, nous abstenir, autant que cela nous est possible, du péché: « En effet, si nous aspirons à la communion avec Lui, nous devons contempler sa vie toute divine dans la chair et, l’imitant dans sa pureté sans péché et sainte, nous élever à un état divin et immaculé. Ainsi, nous recevrons la communion et la ressemblance avec Lui, comme Il nous l’a promis ». (Pseudo-Denys, Ve siècle) Le sacrement de la Pénitence, joint à celui de l’Eucharistie, nous aide à nous fortifier contre nos faiblesses humaines et contre les tentations de l’ennemi.
Texte extrait du blog: http://exorciste33.over-blog.com
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La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina
domingo, 23 de setembro de 2012
La Sainte Messeexpliquée à Catalina par Jésus et Marie
La Sainte Messe
expliquée à Catalina par Jésus et Marie
english
LE TÉMOIGNAGE DE CATALINA
Page 3
Page 5
La Grande Croisade d'Amour et de Miséricorde des messages de
grande profondeur venant de Jésus à la stigmatisée Catalina (Katya) Rivas de
Cochabamba, Bolivie, ont été rapportés lors d'une émission de deux heures sur la
chaîne FOX TV Network broadcast "Les Signes de Dieu - La science met la foi à
l'épreuve".
L'Archevêque de Cochabamba a donné son Imprimatur aux huit
livres originaux des messages de Katya écrits en espagnol et maintenant
disponibles en anglais en ligne ainsi qu'imprimés Droits d'auteur © 2004 par La
Grande Croisade d'Amour et de Miséricorde. Tous droits réservés. Ce livret est
publié en accord avec L'Apostolat de la Nouvelle Évangélisation (ANE). Traduit
en anglais à partir de l'édition espagnole datée d'Avril 2003 et publié à
Merida, Mexico.
La permission est accordée de reproduire ce livret dans sa
totalité sans aucun changement ou addition et en autant que les reproductions et
distributions sont faites uniquement dans un but non lucratif.
MERCI DE PARTAGER CE CADEAU !
Si Jésus parle à votre cœur alors que vous lisez ce livre,
partagez ces mots en les photocopiant, en les imprimant ou en demandant des
copies additionnelles et en disséminant ce document aux personnes que vous
croyez qu'elles seront bénies par ces paroles. Laissez l'Esprit Saint vous
guider dans l'évangélisation selon les dons qu'Il vous a accordés.
LE TÉMOIGNAGE DE CATALINA
SUR LA SAINTE MESSE
Dans une merveilleuse catéchèse, le Seigneur et la Vierge Marie
nous ont instruits tout d'abord sur la façon de prier le Rosaire en le faisant
avec notre cœur, en méditant et en prenant plaisir à ces moments où nous
rencontrons Dieu et notre Sainte Mère. Ils nous ont aussi instruits sur la façon
de se bien confesser et dans ce document, un enseignement sur ce qui arrive
pendant la Sainte Messe et comment le vivre avec nos cœurs.
Voici les raisons pour lesquelles je dois et veux donner ce
témoignage au monde entier: En tout premier lieu, pour la plus grande Gloire de
Dieu et pour le salut de tous ceux qui veulent ouvrir leur cœur à Dieu.
Ensuite ce témoignage est donné pour que de nombreuses âmes
consacrées à Dieu puissent rallumer le feu de leur amour pour le Christ.
Certaines de ces âmes sont les propriétaires des mains qui ont le pouvoir
d'amener le Christ dans notre monde, Lui permettant de devenir notre nourriture.
Puis ce livret est donné pour permettre à d'autres âmes de
briser "la routine" de la façon avec laquelle elles reçoivent le Christ
et pour qu'elles puissent revivre l'émerveillement de leur rencontre de chaque
jour avec Amour. Finalement, il est donné pour que mes frères et sœurs laïques
du monde entier puissent vivre le plus grand des Miracles avec leur cœur: la
célébration de l'Eucharistie.
Nous étions à la Vigile de l'Annonciation et les membres de
notre groupe étaient allés au Sacrement de la Réconciliation. Quelques dames de
notre groupe de prière n'avaient pu se joindre à nous alors elles remirent leur
réconciliation au lendemain avant la messe.
Le lendemain, lorsque j'arrivai à l'Église, un peu en retard,
l'Archevêque et les prêtres avaient déjà commencé à sortir de la sacristie. La
Vierge Marie dit de sa voix douce et féminine qui adoucit notre âme:
"Aujourd'hui sera pour toi une journée pour apprendre et je veux
que tu sois très attentive à ce dont tu seras témoin. Tu devras partager avec
toute l'humanité cette expérience que tu feras aujourd'hui."
J'étais profondément émue sans comprendre pourquoi, mais j'ai
essayé d'être très attentive.
RITE PÉNITENTIEL
La première chose que j'ai remarquée, fut une chorale de voix
merveilleuses qui chantaient comme si elles étaient au loin. Durant quelques
instants la musique se rapprocha et puis elle s'éloigna tout comme le son du
vent.
L'Archevêque commença la célébration de la Messe et quand il
arriva au rite pénitentiel, la Sainte Vierge me dit: "Du fond de ton Coeur
demande au Seigneur de pardonner tes fautes qui L'ont offensé. De cette façon,
tu seras en mesure de participer dignement au privilège d'assister à la Sainte
Messe."
En une fraction de seconde, j'ai pensé: "Bien sûr que je suis en
état de grâce avec Dieu car je me suis confessée hier soir."
Elle répondit: "Penses-tu que depuis hier soir tu n'as pas
offensé le Seigneur ? Laisse-moi te rappeler certaines choses. Quand tu es
partie pour venir ici, la fille qui t'aide s'est approchée de toi pour te
demander quelque chose et puisque tu étais en retard et pressée, tu n'as pas été
très délicate dans ta façon de lui répondre. Il y avait manque de charité de ta
part et tu dis que tu n'as pas offensé Dieu…"
"Alors que tu étais en route pour venir ici, un autobus a
empiété sur ta ligne et t'a presque frappée. Tu t'es exprimée d'une façon peu
recommandable contre ce pauvre homme plutôt que de dire tes prières et te
préparer pour la messe. Tu as manqué de charité et tu as perdu ta paix et ta
patience. Et tu dis que tu n'as pas offensé le Seigneur ? Tu arrives à la
dernière minute quand la procession du célébrant est déjà en route pour célébrer
la messe… et tu vas participer sans t'être préparée…"
J'ai répondu: "Très bien, ma Mère, ne dis plus rien. Tu n'as pas
à me rappeler autre chose car je mourrais de chagrin et de honte."
"Pourquoi devez-vous tous arriver à la dernière minute:
Tu aurais dû arriver plus tôt pour être capable de prier et de demander au
Seigneur d'envoyer son Esprit Saint pour qu'Il t'accorde un esprit de paix et te
purifie de l'esprit du monde, de tes préoccupations, tes problèmes et tes
distractions afin de te permettre de vivre ce moment si sacré. Pourtant, tu
arrives presqu'au moment où la célébration est sur le point de commencer et
tu participes comme s'il s'agissait d'un événement ordinaire, sans aucune
préparation spirituelle. Pourquoi: C'est ici le plus grand des Miracles. Tu vas
vivre le moment où le Dieu Très Haut donne son plus grand cadeau et tu ne sais
pas comment l'apprécier."
Cela suffisait. Je me sentais tellement perturbée que j'en avais
suffisamment pour demander pardon à Dieu. Ce n'était pas seulement pour les
offenses de ce jour, mais aussi pour toutes les fois où, comme tant d'autres
personnes, j'avais attendu que le prêtre termine son homélie avant d'entrer dans
l'église. C'était aussi pour les fois où je ne savais pas ou bien j'avais refusé
de comprendre ce que cela voulait dire d'être là et pour les fois où, peut-être,
mon âme était pleine de fautes plus importantes et où j'ai osé participer à la
Sainte Messe.
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Page 2 GLOIRE À DIEU
C'était jour de fête et on allait réciter le Gloria. Notre Dame
dit: "Glorifie et bénis avec tout ton amour la Très Sainte Trinité en
reconnaissant que tu es une de ses créatures. "
Combien différent fut le Gloria ! Soudain je me vis sur une
place lointaine remplie de lumière, devant la majestueuse Présence du Trône de
Dieu. Avec tant d'amour, je Le remerciais tandis que je répétais: "Pour ton
immense Gloire, nous Te louons, nous Te bénissons, nous T'adorons, nous Te
rendons grâce, nous Te remercions, Seigneur Dieu, Roi du Ciel, Dieu le Père
tout-puissant."
Et je me suis rappelée le tendre visage paternel du Père:
"Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Père, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Tu
enlèves les péchés du monde…" Et Jésus était devant moi, avec un visage plein de
tendresse et de miséricorde… " car Toi seul est Saint, Toi seul est Seigneur,
Toi seul est le Très Haut: Jésus-Christ, avec le Saint-Esprit… "le Dieu du bel
Amour. Lui, qui à ce moment, me fit trembler de tout mon être… et je demandai:
"Seigneur, délivre-moi de tous les mauvais esprits. Mon cœur T'appartient. Mon
Seigneur, envoie-moi Ta paix afin que je puisse obtenir les meilleures grâces de
l'Eucharistie pour que ma vie puisse produire les meilleurs fruits. Esprit-Saint
de Dieu, transforme-moi, agis en moi et guide-moi. Ô Dieu, donne-moi les grâces
dont j'ai besoin pour mieux Te servir !"
LITURGIE DE LA PAROLE
Le moment de la Liturgie de la Parole est arrivé et la Vierge
Marie me fit répéter: "Seigneur, aujourd'hui je veux écouter Ta Parole et
produire d'abondants fruits. Que ton Esprit-Saint nettoie l'intérieur de mon
cœur pour que Ta Parole puisse y grandir et se développer, purifiant mon cœur
pour qu'il soit mieux disposé."
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Notre Dame dit: "Je veux que tu portes attention aux Lectures et
à toute l'homélie du prêtre. Souviens-toi que la Bible dit que la Parole de Dieu
ne revient pas sans avoir porté fruit. Si tu portes attention, quelque chose de
tout ce que tu as entendu restera en toi. Tout au long du jour, tu devrais
essayer de te rappeler ces mots qui t'auraient particulièrement frappée.
Parfois, ce peut être deux versets. D'autres fois la lecture de tout l'Évangile
ou peut-être seulement un mot. Savoure-les tout au long de la journée et ils
feront ainsi partie de toi, car c'est ainsi que l'on arrive à changer sa vie, en
permettant à la Parole de Dieu de te transformer.
"Maintenant, dit au Seigneur que tu es ici pour écouter, que tu
veux qu'Il parle à ton cœur aujourd'hui."
Je remerciai Dieu encore une fois de me donner l'opportunité
d'entendre sa Parole. Et je Lui ai demandé pardon d'avoir eu un cœur si dur
pendant tant d'années et d'avoir enseigné à mes enfants qu'ils devaient aller à
l'église parce que l'Église le commandait et non pas par amour et pour le besoin
d'être remplis de Dieu. J'avais assisté à tant de célébrations eucharistiques,
surtout par obligation et à cause de cela, je me croyais sauvée. Mais je ne la
vivais pas et encore moins, je portais attention aux Lectures ou à l'homélie du
prêtre !
Quelle douleur je ressentis pour tant d'années perdues
inutilement, à cause de mon ignorance ! Combien superficielle est notre
participation à la Messe quand nous y allons seulement lorsque quelqu'un se
marie ou pour des funérailles ou pour être vus de la foule ! Que d'ignorance au
sujet de notre Église et ses sacrements ! Quelle perte en essayant de nous
instruire et de nous informer sur des choses du monde, qui dans un moment
peuvent disparaître, nous laissant avec rien et, à la fin de notre vie, ne
serviront aucunement à prolonger d'un seul instant notre existence.
Par contre, nous ne savons rien de ce qui pourrait nous donner
un peu de ciel sur la terre et après, la vie éternelle. Et nous nous appelons
des hommes et des femmes cultivés !
OFFERTOIRE
Un moment plus tard, ce fut le début de l'Offertoire et la
Sainte Vierge me dit: "Prie ainsi: (et je répétai après elle) Seigneur, je
T'offre tout ce que je suis, tout ce que j'ai et tout ce que je peux. Je remets
tout entre Tes mains. Construis-le, Seigneur, avec le rien que je suis. Par les
mérites de ton Fils, transforme-moi, Dieu Tout- Puissant. J'intercède auprès de
Toi pour ma famille, pour mes bienfaiteurs, pour chaque membre de ton Apostolat,
pour tous ceux qui se battent contre nous, pour tous ceux qui se recommandent à
mes prières. Apprends-moi à avoir un cœur accueillant pour eux, pour que leur
marche soit moins pénible. "
"C'est ainsi que les saints priaient et c'est ainsi que je
voudrais que chacun de vous le fasse."
Ainsi, c'est de cette façon que Jésus nous demande de prier,
comme si nous présentions, pour ainsi dire, notre coeur ouvert devant eux, afin
qu'ils ne ressentent pas sa sévérité mais que nous soulagions plutôt la
souffrance de leurs pas.
Des années plus tard, je lus un livre de prières d'un saint que
j'aimais beaucoup, Jose Maria Escrivá de Balaguer et dans ce livre j'y trouvai
une prière semblable à celle que la Vierge Marie m'avait apprise. Peut-être que
ce saint à qui je me recommande, a plu à la Vierge Marie avec ces prières.
Soudain, quelques personnages que je n'avais pas vus,
commencèrent à se lever. C'était comme si, à côté de chaque personne qui était
présente dans la Cathédrale, une autre personne émergeait et bientôt la
Cathédrale était remplie de très belles et jeunes personnes. Ils étaient vêtus
de robes blanches et ils commencèrent à se déplacer vers l'allée centrale et
puis vers l'autel. Notre Mère dit:
"Observe. Ce sont les Anges gardiens de chaque personne
présente dans l'assemblée. C'est le moment où vos Anges gardiens transportent
vos offrandes et vos supplications devant l'Autel du Seigneur."
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À ce moment, je fus complètement abasourdie, car les êtres
avaient un visage tellement radieux et d'une beauté telle, qu'il est impossible
à quelqu'un de l'imaginer. Ils avaient une très belle apparence avec un visage
presque féminin. Toutefois, la vue de leur corps, de leurs mains et leur
grandeur était masculine. Leurs pieds nus ne touchaient pas le plancher mais ils
se déplaçaient comme s'ils glissaient. Cette procession fut très belle.
Certains transportaient ce qui ressemblait un peu à un bol doré
avec quelque chose qui brillait beaucoup, d'une lumière dorée-blanche. La
Vierge-Marie dit:
"Ce sont les Anges gardiens des personnes qui offrent cette
messe pour plusieurs intentions, ceux qui sont conscients de la signification de
cette célébration. Ils ont quelque chose à offrir au Seigneur."
"Offrez-vous à ce moment là… offrez vos peines, vos douleurs,
vos espoirs, vos tristesses, vos joies, vos supplications. Souvenez-vous que la
Messe a une valeur infinie. Alors soyez généreux en offrandes et en demandes."
Derrière les premiers Anges, d'autres vinrent qui n'avaient rien
dans leurs mains, ils s'avançaient les mains vides. La Vierge Marie dit:
"Ceux-ci sont les anges des personnes qui sont ici mais
n'offrent jamais rien. Ils n'ont aucun intérêt à vivre chaque étape liturgique
de la Messe et ils n'ont aucun présent à apporter devant l'Autel du Seigneur."
À la fin de la procession vinrent d'autres anges qui
paraissaient plutôt tristes et avaient leurs mains jointes en prière mais avec
les yeux baissés.
"Ceux-ci sont les Anges gardiens des personnes qui sont ici
mais qui ne veulent pas l'être, c'est à dire des personnes qui ont été forcées
de venir ici, qui sont venues par obligation mais sans aucun désir de participer
à la Sainte Messe. Les anges avancent avec tristesse parce qu'ils n'ont rien à
apporter à l'autel, excepté leurs propres prières."
"Ne contristez pas votre Ange gardien. Demandez beaucoup !
Demandez pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde, pour vos
familles, pour vos voisins, pour ceux qui se recommandent à vos prières.
Demandez, demandez pour beaucoup de choses mais pas seulement pour vous-mêmes,
mais aussi pour tous les autres. Rappelez-vous que l'offrande qui plaît le plus
au Seigneur est celle où vous vous offrez comme holocauste pour que Jésus
puisse, lors de sa descente, vous transformer par ses propres mérites.
Qu'avez-vous à offrir au Père par vous-mêmes ? Néant et péché. Mais l'offrande
de soi-même unie aux mérites de Jésus, voilà l'offrande qui plaît au Père."
La vision de cette procession était d'une telle beauté qu'il me
serait difficile de la comparer à quelqu'autre chose. Toutes ces créatures
célestes se courbant devant l'autel, les unes déposant leurs offrandes sur le
plancher, d'autres se prosternant à genoux avec leur front touchant presque le
plancher. Et dès qu'ils arrivaient à l'Autel, ils disparaissaient de ma vue.
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SANCTUS
La fin de la Préface arriva et quand l'assemblée répondit "Saint
! Saint ! Saint !", soudain, tout ce qui se trouvait derrière le célébrant
disparu. Derrière le côté gauche du célébrant, des milliers d'anges apparurent
en ligne diagonale, des anges petits, des anges grands, des anges avec des ailes
immenses, des anges avec de petites ailes, des anges sans ailes. Tout comme les
précédents, ils étaient tous vêtus d'une tunique qui ressemblait à l'aube des
prêtres ou des servants de messe.

Tous s'agenouillèrent, leurs mains jointes pour la prière et
leur tête inclinée en signe de révérence. On entendait une merveilleuse musique
comme si plusieurs chorales de voix mixtes chantaient à l'unisson avec
l'assemblée: Saint ! Saint ! Saint !
CONSÉCRATION
Lors de la Consécration, le moment du plus merveilleux des
miracles arriva. Derrière le côté droit de l'Archevêque apparut une multitude de
personnes placées aussi en diagonale. Elles étaient revêtues de la même tunique
mais de couleurs pastels: de rose, vert, bleu pâle, lilas, jaune, bref, de
couleurs différentes et très douces. Leurs visages aussi étaient brillants et
pleins de joie. Elles semblaient toutes avoir le même âge. Vous pouviez
remarquer (je ne peux dire pourquoi) qu'il y avait des personnes d'âges
différents mais leurs visages étaient tous semblables, sans rides et heureux.
Elles s'agenouillèrent toutes, aussi, lors du chant: "Saint ! Saint ! Saint ! le
Seigneur… " Notre-Dame dit:
"Ce sont tous les Saints et Bienheureux du Ciel et parmi eux
se trouvent les âmes de tes parents qui jouissent déjà de la Présence de Dieu".
Puis j'ai vu Notre-Dame, exactement à la droite de l'Archevêque,
un pas derrière le célébrant. Elle était comme suspendue un peu au-dessus du
plancher, s'agenouillant sur ce qui semblait être un tissu très fin et
transparent mais en même temps lumineux, qui ressemblait à de l'eau cristalline.
La Sainte Vierge, les mains jointes, regardait le célébrant avec beaucoup de
respect et d'attention. Elle me parla de cet endroit, mais en silence,
directement de son cœur, sans me regarder:
"Cela te surprend de me voir me tenir un peu derrière
Monseigneur (l'Archevêque), n'est-ce pas: Il doit en être ainsi… Avec tout
l'Amour que me donne mon Fils, Il ne m'a pas conféré la dignité qu'Il a donnée
aux prêtres d'être capables d'opérer à chaque jour avec mes mains le Miracle
comme le font les prêtres. À cause de cela, je ressens un profond respect pour
les prêtres et pour le miracle que Dieu opère par leur entremise, ce qui me
porte à m'agenouiller derrière eux. "
Mon Dieu, quelle dignité et quelle grâce le Seigneur accorde aux
âmes des prêtres et ni nous, ni même plusieurs d'entre eux en sont conscients.
Devant l'Autel, apparurent comme des ombres de personnes en gris
avec les mains élevées. La Sainte Vierge dit:
"Ce sont les âmes bénies du Purgatoire qui attendent vos prières
pour les rafraîchir. N'arrêtez pas de prier pour elles. Elles prient pour vous
mais elles ne peuvent pas prier pour elles-mêmes. C'est à vous de prier pour
elles afin de les aider à sortir pour qu'elles puissent rejoindre Dieu et en
jouir éternellement."
"Maintenant, tu le vois que je suis toujours ici. Les gens
vont en pèlerinage, recherchant des endroits où je suis apparue. Cela est bon à
cause de toutes les grâces qu'ils y reçoivent. Mais en aucune apparition, en
aucun autre endroit, je suis aussi présente que durant la Sainte Messe. Vous me
trouverez toujours au pied de l'Autel où on célèbre l'Eucharistie. Également au
pied du Tabernacle, j'y reste avec les anges car je suis toujours auprès de
Lui."

L'apparence si belle de la Mère au moment où furent dits les
mots " Saint ! Saint ! Saint ! … " ainsi que tous les autres avec leurs visages
radieux, leurs mains jointes, attendant le miracle qui se répète
continuellement, étaient comme se retrouver au Ciel même. Et dire que des
personnes peuvent être distraites par des conversations à ce moment ! Cela me
peine de vous dire que plusieurs hommes et femmes, se tiennent debout, les bras
croisés, comme s'ils rendaient hommage au Seigneur comme étant égal à eux. La
Vierge Marie dit:
"Dis aux gens qu'un homme n'est jamais autant homme que
lorsqu'il s'agenouille devant Dieu."
Le célébrant prononça les paroles de la Consécration. C'était
une personne de grandeur normale mais soudain, il se mit à grandir, devenant
rempli de lumière, une lumière surnaturelle entre le blanc et l'or qui
l'enveloppa et devint très dense autour de son visage. À cause de cela, je ne
pouvais plus voir ses traits.
Lorsqu'il éleva l'Hostie, j'ai vu ses mains et le dos de ses
mains. Il avait des marques desquelles émanait une grande lumière. C'était Jésus
! C'était Lui qui enveloppait le célébrant de son Corps comme s'Il enveloppait
amoureusement les mains de l'Archevêque. À ce moment l'Hostie commença à grandir
et devint énorme et dessus apparut le visage merveilleux de Jésus qui regardait
son peuple.
D'instinct, j'ai voulu incliner la tête mais Notre-Dame me dit:
"N'abaisse pas tes yeux. Regarde pour Le voir et Le
contempler. Échange ton regard avec le Sien et répète la prière de Fatima: Mon
Dieu, je crois, j'adore, j'ai confiance et je T'aime. Je Te demande pardon pour
ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'ont pas confiance et qui ne
T'aiment pas. Pardon et miséricorde… Maintenant, dis-Lui combien tu L'aimes et
rends hommage au Roi des rois".

Je le Lui ai dit et il semblait que j'étais la seule qu'Il
regardait de cette énorme Hostie. Mais j'ai appris que c'est ainsi qu'Il
regardait chaque personne avec amour, en plénitude. Puis-je baisser la tête
jusqu'à ce que mon front touche le sol, comme l'avaient fait tous les anges et
les bienheureux du Ciel ? Peut-être que, pour une fraction de seconde, je me
suis demandée comment Jésus pouvait prendre le corps du célébrant et en même
temps être à l'intérieur de l'Hostie: Et tandis qu'il rebaissait l'Hostie, elle
reprit sa grosseur normale.
Des larmes coulaient le long de mes joues; j'étais incapable de
sortir de mon émerveillement. Immédiatement, Monseigneur (l'Archevêque) dit les
paroles de la Consécration du vin et tandis qu'il prononçait les mots, des
éclairs apparurent dans les cieux et dans l'arrière-plan. Les murs et le plafond
de l'église avaient disparu. Tout était noir à l'exception d'une brillante
lumière qui venait de l'Autel. Soudain, suspendu dans l'air, j'ai vu Jésus
crucifié. Je L'ai vu de la tête jusqu'au bas du torse. Le bras horizontal de la
croix était soutenu par des mains larges et fortes. De l'intérieur de cette
brillante lumière, une petite lumière, comme une très brillante et toute petite
colombe émergea et survola rapidement toute l'église. Elle vint se reposer sur
l'épaule gauche de l'Archevêque, qui continuait d'apparaître comme Jésus car je
ne pouvais distinguer que ses longs cheveux, ses blessures lumineuses et son
corps élancé, mais je ne pouvais pas voir son Visage.
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Au-dessus se trouvait Jésus crucifié, sa tête retombant sur son
épaule droite. Je pouvais contempler son visage, ses bras meurtris et sa chair
déchirée. Du côté droit de son thorax Il avait une blessure et du sang en
surgissait allant vers le côté gauche et vers le côté droit, ce qui ressemblait
à de l'eau mais était très brillant. Ils ressemblaient plus à des jets de
lumière qui se dirigeaient vers les fidèles, se déplaçant de droite à gauche.
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J'étais ébahie de voir la quantité de sang qui coulait vers le
calice. Je croyais qu'il allait déborder et qu'il tacherait l'Autel, mais pas
une seule goutte ne se renversa.
À ce moment, la Vierge Marie dit:
"Ceci est le miracle des miracles. Je t'avais dit auparavant
que le Seigneur n'est pas contraint par le temps et l'espace. Au moment de la
Consécration, toute l'assemblée est transportée au pied du Calvaire, à l'instant
de la crucifixion de Jésus."
Quelqu'un peut-il imaginer cela ? Nos yeux ne peuvent le voir,
mais nous sommes tous là à l'instant même où ils crucifient Jésus. Et Il
demande pardon à son Père, non seulement pour ceux qui L'ont tué, mais aussi
pour chacune de nos fautes: "Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils
font."
Depuis ce jour, je m'en fiche si le monde peut penser que je
suis folle, mais je demande à tous de s'agenouiller et d'essayer de vivre, avec
leur cœur et avec toute la sensibilité dont ils sont capables, d'éprouver ce
privilège que Jésus nous accorde.
NOTRE PÈRE
Au moment où nous allions prier le Notre Père, le Seigneur parla
pour la première fois depuis le début de la célébration et dit:
"Attends ! Je veux que tu pries avec la plus grande profondeur
que tu puisses ressentir. À ce moment, rappelle-toi la personne ou les
personnes qui t'ont fait le plus de tort durant ta vie pour que tu puisses les
enlacer, les prenant sur ton cœur et que tu leur dises de tout ton cœur: "Au Nom
de Jésus, je te (vous) pardonne et te souhaite la paix. Au Nom de Jésus, je te
(vous) demande pardon et souhaite ma paix." Si la personne est digne de
cette paix, alors la personne la recevra et s'en sentira mieux. Si la personne
est incapable de s'ouvrir à cette paix, alors la paix retournera à (votre) ton
cœur. Mais Je ne veux pas que tu reçoives ni que tu offres la paix si tu n'es
pas capable de pardonner et de ressentir cette paix dans ton cœur en premier."
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"Faites attention à ce que vous faites", poursuit le
Seigneur, "vous répétez dans le Notre Père: pardonne-nous comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés. Si vous êtes capables de pardonner mais pas
d'oublier comme le disent certaines personnes, vous posez des conditions sur le
pardon de Dieu. Vous dites: Pardonne-moi seulement dans la mesure où je suis
capable de pardonner mais pas plus."
ÉCHANGE DE LA PAIX
Je ne peux expliquer mon chagrin au fait de savoir combien nous
pouvons blesser le Seigneur. Et aussi, combien nous pouvons nous blesser en
gardant des rancunes, des mauvais sentiments et des choses peu flatteuses, nées
de nos propres préjugés, ou de notre trop grande sensibilité. J'ai pardonné,
j'ai pardonné du fond de mon cœur et j'ai demandé pardon pour toutes les
personnes que j'avais blessées à un moment ou à un autre, pour pouvoir sentir la
Paix du Seigneur. Le célébrant dit: "Donne-nous la paix et l'unité..." et puis,
la Paix du Seigneur soit avec vous tous. Soudain je vis que parmi quelques
personnes (pas toutes) qui se donnaient la paix, une lumière très intense vint
se placer entre eux. Je savais que c'était Jésus et je me suis presque jetée
pour donner la paix à la personne qui se trouvait à côté de moi. Je pouvais
vraiment ressentir la paix du Seigneur dans cette Lumière.
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C'était Lui qui me donnait sa Paix, parce qu'à ce moment là,
j'avais été capable de pardonner et d'enlever de mon cœur toute la peine que
j'éprouvais envers d'autres personnes. C'est ce que veut Jésus, de partager ce
moment de joie, nous pardonnant et nous souhaitant sa Paix.
COMMUNION
Le temps pour la Communion des célébrants arriva. Là je
remarquai encore une fois la présence de tous les prêtres près de l'Archevêque.
Lorsqu'il communia, la Vierge Marie me dit :
"Voici arrivé le temps où nous devons prier pour le célébrant et
pour les prêtres qui l'accompagnent. Répète après Moi: "Seigneur, bénis-les,
sanctifie-les, aide-les, purifie-les, aime-les, prends soin d'eux et
supportes-les de ton Amour. Souviens-toi de tous les prêtres du monde, prie pour
toutes les âmes consacrées."
Chers frères et sœurs, c'est à ce moment que nous devrions prier
pour eux, car ils sont l'Église tout comme nous les laïcs le sommes. Tant
de fois, nous les laïcs, demandons tant des prêtres mais nous sommes incapables
de prier pour eux, de comprendre qu'ils sont humains et de pouvoir apprécier la
solitude qui, bien des fois, peut les entourer. Nous devrions comprendre que les
prêtres sont tous des personnes comme nous et qu'ils ont besoin d'être compris
et soutenus par nous. Ils ont besoin d'affection et d'attention de notre part,
car ils consacrent leur vie pour chacun de nous, tout comme Jésus, en Lui étant
consacrés.
Le Seigneur veut que les gens du troupeau que Dieu Lui a confié,
prient pour la sanctification de leur pasteur et lui soient une aide. Un jour,
lorsque nous serons de l'autre côté, nous comprendrons les merveilles que le
Seigneur a faites, nous donnant des prêtres qui nous aident à sauver nos âmes.
Les gens commencèrent à quitter leurs bancs pour se diriger à
l'endroit de la Communion. Le grand moment de la rencontre était arrivé. Le
Seigneur me dit:
"Attends une minute ! Je veux te faire remarquer quelque chose…
" Une motion intérieure me fit lever les yeux vers la personne qui allait
recevoir la Communion sur la langue, de la main du prêtre. Je devrais préciser
que cette personne était une des dames de notre groupe, qui n'avait pu se
confesser le soir précédent, mais avait pu le faire avant la sainte Messe, ce
matin. Lorsque le prêtre plaça l'hostie sacrée sur sa langue, un flash de
lumière, comme une lumière blanche très dorée passa au travers de cette
personne, d'abord de son dos, puis l'entourant à partir du dos, autour des
épaules et ensuite la tête. Le Seigneur dit: "C'est ainsi que Je me réjouis
d'enlacer une âme qui vient Me recevoir avec une âme propre."
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Le ton de voix de Jésus était celui d'une personne heureuse.
J'étais étonnée de voir mon amie retourner à son banc entourée de lumière,
enlacée par le Seigneur. Je pensais à la merveille que nous manquons tant de
fois en allant recevoir Jésus avec nos offenses petites ou grandes alors que
cela devrait être une fête. Plusieurs fois nous disons qu'il n'y a pas de prêtre
vers qui nous pourrions aller nous confesser à n'importe quel moment. Mais le
problème n'est pas d'aller nous confesser à chaque instant, il réside dans notre
facilité à tomber encore dans le mal. Par contre, de la même façon où nous
faisons un effort pour rechercher un salon de beauté ou pour les hommes un
barbier, quand nous avons une fête, nous devons aussi faire l'effort de chercher
un prêtre pour enlever tout ce qui nous souille. Nous ne devons pas avoir
l'audace de recevoir Jésus, en aucun temps, avec nos cœurs remplis de choses
laides.
Lorsque je suis allée recevoir la communion, Jésus me dit:
"Le Dernier Repas fut le moment de la plus grande intimité avec les miens.
Pendant cette heure d'Amour, J'ai réalisé ce qui pourrait être considéré, aux
yeux des hommes, comme le plus grand acte de folie, celui de Me faire prisonnier
d'Amour. J'ai institué l'Eucharistie. Je voulais demeurer avec vous jusqu'à la
fin des siècles, car mon amour ne pouvait supporter de vous laisser orphelins,
vous que J'aimais plus que ma propre Vie."

J'ai reçu cette Hostie qui avait une saveur différente. C'était
un mélange de sang et d'encens qui m'inondait entièrement. Je ressentais
tellement d'amour que des larmes coulaient le long de mes joues sans que je
puisse les retenir. Quand je suis retournée à ma place, alors que je
m'agenouillais, le Seigneur me dit: "Écoute… ". Un instant plus tard, je
commençai à entendre les prières de la dame qui était assise devant moi et qui
venait de recevoir la communion. Ce qu'elle dit sans ouvrir la bouche
ressemblait à ceci: "Seigneur, souviens-Toi que nous sommes à la fin du mois et
que je n'ai pas d'argent pour payer le loyer, les paiements pour la voiture ou
l'école des enfants. Il faut que Tu fasses quelque chose pour m'aider … Je T'en
prie, fais que mon mari arrête de tant boire. Je ne peux plus supporter son
intoxication si fréquente et mon plus jeune garçon va recommencer son année
encore, si Tu ne viens pas à son aide. Il a des examens cette semaine… Et
n'oublie pas notre voisin qui doit déménager. Fais que cela se fasse tout de
suite. Je ne peux plus le supporter … etc."
Puis l'Archevêque dit: "Prions". Évidemment toute la communauté
se leva pour une dernière prière. Jésus me dit d'un ton triste: "As-tu
remarqué sa prière ? Elle ne m'a pas remercié une seule fois. Pas une seule
fois, elle M'a dit qu'elle M'aimait pour le cadeau que je venais de lui faire en
abaissant ma divinité jusqu'à sa pauvre humanité pour pouvoir l'élever jusqu'à
Moi. Pas une seule fois elle a dit: "Merci Seigneur". C'était une litanie de
requêtes … et ainsi font presque tous ceux qui viennent me recevoir. Je suis
mort par amour et je suis ressuscité, par amour j'attends chacun de vous et par
amour je reste avec vous … Mais vous ne réalisez pas que j'ai besoin de votre
amour. Rappelez-vous que Je suis le Mendiant d'Amour dans cette heure sublime
pour l'âme."
Réalisez-vous que Lui, l'Amour, mendie notre amour et nous ne le
Lui donnons pas: Et qui plus est, nous évitons d'aller à cette rencontre avec
l'Amour des amours, avec le seul Amour qui se donne Lui-même dans une oblation
permanente ?
CONCLUSION
Lorsque le célébrant allait donner la bénédiction, la Sainte
Vierge dit: "Fais attention ! Écoute bien ! … Vous faites n'importe quel signe
plutôt que le Signe de la Croix. Souvenez-vous que cette bénédiction pourrait
être la dernière que vous receviez des mains d'un prêtre. Vous ne savez pas si
vous aurez encore l'opportunité de recevoir une bénédiction d'un autre prêtre.
Ces mains consacrées vous donnent une bénédiction au Nom de la Saint Trinité.
Ainsi, faites le Signe de croix avec respect, comme s'il allait être le dernier
que vous alliez faire pour le reste de votre vie."
Combien nous perdons, en ne comprenant pas et en ne
participant pas chaque jour, à la Sainte Messe ! Pourquoi ne pas faire l'effort
de commencer notre journée une demi-heure plus tôt et courir à la Sainte Messe
et recevoir toutes les bénédictions que le Seigneur veut verser sur nous ?
Je suis consciente qu'à cause de leurs obligations, ce n'est pas
tout le monde qui peut aller à la Messe tous les jours, mais au moins deux ou
trois fois par semaine. Tant de personnes manquent la Messe le dimanche pour les
moindres excuses: ils ont un enfant, ou deux ou dix et alors ils ne peuvent
assister à la Messe. Comment les personnes s'organisent-elles quand elles ont
d'autres engagements importants: Ils amènent tous leurs enfants ou ils y vont
chacun leur tour et le mari va à une heure et son épouse à une autre. Ainsi
accomplissent-ils leur devoir envers Dieu.
Nous avons du temps pour étudier, pour travailler, pour
recevoir, pour se reposer mais NOUS N'AVONS PAS DE TEMPS AU MOINS LE DIMANCHE,
POUR ALLER À LA SAINTE MESSE.
Jésus me demanda de rester avec Lui quelques minutes de plus
après la fin de la Messe. Il dit: "Ne vous hâtez pas de partir lorsque la Messe
est terminée. Restez quelques instants en ma compagnie, profitez-en et
laissez-moi profitez de la vôtre."
Lorsque j'étais enfant quelqu'un m'avait dit que le Seigneur
restait avec nous cinq ou dix minutes après la communion. Je Lui ai demandé à ce
moment là: "Seigneur, dites-moi vraiment, combien de temps restez-vous avec nous
après la communion ? "Je suppose que le Seigneur doit avoir ri de mon étourderie
car Il me répondit: "Tout le temps que tu veux avoir avec Moi. Si tu Me parles
tout au long du jour, Me disant quelques paroles alors que tu vaques à tes
occupations, Je t'écouterai. Je suis toujours avec toi. C'est toi qui Me
quittes. Vous quittez la Messe et votre journée d'obligation est terminée. Vous
avez gardé le Jour du Seigneur et c'en est fini pour vous. Vous ne pensez pas
que Je pourrais aimer partager votre vie de famille, au moins cette journée:
"Dans vos demeures vous avez une place pour chaque chose et une
pièce pour chaque activité: une chambre pour dormir, une autre pour la cuisine,
une autre pour manger, etc. Quelle place avez-vous préparée pour Moi ? Ce ne
devrait pas être un endroit où vous avez seulement placé une image qui ramasse
toujours la poussière, mais un endroit où au moins cinq minutes par jour, la
famille se rencontre pour remercier pour la journée et pour le don de la vie,
pour demander pour les besoins du jour, pour demander des bénédictions, de la
protection, de la santé.
"Tout a sa place dans vos maisons, tout, sauf Moi.
"Les hommes planifient leur journée, leur semaine, leur
semestre, leurs vacances, etc. Ils savent quelle journée ils se reposeront,
quelle journée ils iront voir un film ou iront à un party, ou bien visiter la
grand-maman ou les petits-enfants, les enfants, leurs amis et leurs
divertissements. Combien de familles diront au moins une fois par mois: "C'est
aujourd'hui notre journée pour aller visiter Jésus dans le Tabernacle", et toute
la famille vient pour me parler ? Combien viennent s'asseoir devant Moi et ont
une conversation avec Moi, me disant comment ça s'est passé depuis leur dernière
visite, me racontant leurs problèmes, les difficultés qu'ils ont, me demandant
ce dont ils ont besoin … me faisant participer à toutes ces choses ? Combien de
fois ? Je sais tout. Je lis même les plus profonds secrets de vos cœurs et de
vos pensées. Pourtant, il Me fait grand plaisir de vous entendre Me raconter
votre vie, me laissant participer comme un membre de la famille, comme votre ami
le plus intime. Oh combien de grâces l'homme perd en ne Me donnant pas une place
dans sa vie !"
Quand je suis restée avec Lui, cette journée là et à plusieurs
autres journées, Il continua à nous donner des enseignements. Aujourd'hui je
veux partager avec vous cette mission que le Seigneur m'a confiée.
Jésus dit: "Je voulais sauver ma créature car le moment où
devait s'ouvrir la porte des Cieux, elle était trop imprégnée de souffrance …
" Souvenez-vous qu'il n'y a pas une seule mère qui ait nourri
son enfant de sa propre chair. Je suis allé à ce point extrême de l'Amour pour
communiquer mes mérites à chacun d'entre vous.
"La Sainte Messe est le prolongement de ma Vie et de mon
Sacrifice sur la Croix parmi vous. Sans les mérites de ma Vie et de mon Sang,
qu'avez-vous pour vous présenter devant mon Père ? Rien, sinon la misère et le
péché…
"Vous devriez dépasser en vertus les anges et les
archanges, parce qu'ils n'ont pas la joie de Me recevoir en nourriture comme
c'est le cas pour vous. Ils boivent une goutte de la source, mais vous qui avez
la grâce de Me recevoir, vous avez tout l'océan pour boire. "
L'autre sujet abordé par le Seigneur, avec beaucoup de douleur,
concernait les personnes qui venaient le rencontrer par habitude, ceux qui ont
perdu leur émerveillement dans chacune des rencontres avec Lui. Cette routine
refroidit tellement ces personnes, qu'elles n'ont plus rien de neuf à dire à
Jésus quand elles Le reçoivent. Il a dit qu'il y avait aussi tellement d'âmes
consacrées qui perdent leur enthousiasme de tomber en amour avec le Seigneur,
qu'elles ont fait une occupation de leur vocation, une profession à laquelle ils
n'apportent rien sauf ce qui leur est exigé, mais sans intérêt.
Puis le Seigneur m'a parlé des fruits qui viennent de chaque
communion que nous faisons. Il arrive parfois que des personnes reçoivent le
Seigneur tous les jours, mais leur vie ne change pas. Ils passent des heures en
prière et font beaucoup de travaux, etc. mais leur vie ne va pas en se
transformant et une vie qui ne se transforme pas ne peut pas porter de vrais
fruits venant du Seigneur. Les mérites que nous recevons dans l'Eucharistie
devraient porter des fruits de conversion en nous et des fruits de charité
envers nos frères et nos sœurs.
Nous les laïcs, avons un rôle très important à jouer dans notre
Église. Nous n'avons pas le droit de rester silencieux car le Seigneur nous a
envoyés, comme tous les baptisés, pour aller annoncer la Bonne Nouvelle. Nous
n'avons pas le droit de garder toute cette connaissance et ne pas la partager
avec les autres et laisser nos frères mourir de faim quand nous avons tant de
pain dans nos mains. Nous ne pouvons regarder notre Église s'effondrer alors que
nous demeurons confortablement dans nos paroisses et dans nos maisons, recevant
et recevant tant du Seigneur: sa Parole, les homélies des prêtres, les
pèlerinages, la Miséricorde de Dieu dans le sacrement de Réconciliation, la
merveilleuse union avec la nourriture de la communion, les conférences des
prédicateurs. En autres mots, nous recevons tant et nous n'avons pas le courage
de quitter notre zone de confort et aller en prison ou dans une maison de
correction, pour parler aux plus démunis. Aller leur dire de ne pas désespérer,
qu'ils sont nés catholiques et que leur Église a besoin d'eux là où ils sont
souffrants, parce que leur souffrance servira à en sauver d'autres car ce
sacrifice leur gagnera la vie éternelle. Nous pouvons aller rencontrer les
patients en phase terminale dans les hôpitaux et réciter le chapelet de la
Divine miséricorde.

Nous les aidons de nos prières pendant ce temps de lutte entre
le bien et le mal, pour les libérer des embûches et des tentations du démon.
Chaque personne mourante a des peurs. Seulement prendre leur main et leur parler
de l'amour de Dieu et des merveilles qui les attendent au ciel auprès de Jésus
et de Marie et près de leurs chers disparus, les réconfortera. L'époque dans
laquelle nous vivons ne nous permet pas d'être indif- férents.
Nous devons être une extension des mains de nos prêtres et aller
là où ils ne peuvent pas pénétrer. Mais pour faire cela, il nous faut du
courage. Nous devons recevoir Jésus, vivre avec Jésus, nous nourrir de Jésus.
Nous avons peur de nous engager un peu plus et quand le Seigneur dit: "Cherchez
d'abord le Royaume des Cieux et le reste vous sera donné par surcroît ", Il dit
tout, frères et sœurs. Cela veut dire de chercher le Royaume de Dieu de toutes
les façons possibles et avec tous les moyens possibles, d'ouvrir vos mains afin
de TOUT recevoir en surcroît. Tout cela parce qu'Il est le Maître qui paie le
mieux, le seul qui est attentif à nos moindres besoins. Frères et sœurs, merci
de m'avoir permis de poursuivre la mission qui m'a été confiée, celle de vous
faire parvenir ces pages …
La prochaine fois que vous assisterez à la Messe, vivez-la. Je
sais que le Seigneur accomplira sa promesse que "votre Messe ne sera plus jamais
la même. "Et quand vous Le recevrez, aimez-Le ! Faites l'expérience de la
douceur de vous sentir reposer dans les plis de son côté, transpercé pour vous
afin de vous laisser son Église et sa Mère et pour vous ouvrir les portes de la
Maison de son Père. Faites-en l'expérience afin de pouvoir ressentir pour
vous-mêmes son Amour miséricordieux par l'entremise de ce té- moignage et
essayez de le Lui rendre par votre amour d'enfant. Puisse le Seigneur vous
bénir,
Votre sœur en Jésus-le-Vivant,
Catalina Missionnaire laïque du Cœur eucharistique de Jésus
---------------------------------------------------------
Droits d'auteur © 2004 par La Grande Croisade d'Amour et de
Miséricorde. Tous droits réservés.
Ce livret est publié en accord avec L'Apostolat de la Nouvelle
Évangélisation (ANE). Traduit en anglais à partir de l'édition espagnole datée
d'Avril 2003 et publié à Merida, Mexico.
La permission est accordée de reproduire ce livret dans sa
totalité sans aucun changement ou addition et en autant que les reproductions et
distributions sont faites uniquement dans un but non lucratif.
Ce document est disponible sans frais en ligne et peut être
téléchargé et imprimé aux sites Internet suivants:
en anglais
à: www.greatcrusade.org
et en
espagnol à: www.grancruzada.org
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